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4. Plan de production ou de préparation biologique
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Tel que mentionné dans le préambule de la présente norme de référence, l'usage de l'appellation « biologique » est réservé à des produits agricoles et alimentaires qui résultent de l'application d'un ensemble de techniques de production, ou d'un « procédé ». La gestion de la qualité exige donc que les entreprises qui désirent utiliser cette appellation pour leurs produits puissent soumettre au certificateur un plan écrit décrivant les techniques qu'elles envisagent d'appliquer de même que leur plan de production ou de transformation. Lorsque ces entreprises offrent à la fois des produits biologiques et non biologiques, elles doivent aussi démontrer au certificateur, dans le cadre du plan, qu'elles ont mis en place des mesures visant à prévenir tout mélange ou contamination.
Cette planification vise deux objectifs bien précis:
Le plan de production biologique est un document rédigé par l'exploitant lui-même, selon un format prescrit par l'organisme de certification. Il décrit la conduite de l'entreprise dans un contexte de respect des normes. Ses mises à jour annuelles reflètent ainsi les changements et les améliorations au système de gestion de l'entreprise.
L'inspection annuelle procure au programme de certification un cliché, un portrait fixé dans le temps, qui permet de valider dans quelle mesure est implanté le plan de production biologique.
| a. |
S'assurer que l'exploitant a précisé la façon de gérer la transition de son entreprise vers un système optimal de gestion biologique des ressources;
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| b. |
Fournir à l'organisme de certification l'information nécessaire à l'évaluation de la démarche de l'entreprise et rendre une décision éclairée quant à la certification.
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Le plan de production biologique est un document rédigé par l'exploitant lui-même, selon un format prescrit par l'organisme de certification. Il décrit la conduite de l'entreprise dans un contexte de respect des normes. Ses mises à jour annuelles reflètent ainsi les modifications et les améliorations apportées au système de gestion de l'entreprise.
L'inspection annuelle permet, dans le cadre du programme de certification, d'établir un bilan de l'entreprise, susceptible de valider les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan de production biologique.
4.1 Plan de production végétale biologique
Le plan de production végétale biologique doit décrire les principaux éléments de l'exploitation de l'entreprise en rapport avec les méthodes biologiques : gestion des sols, rotations, fertilisation, protection des cultures, récoltes et traitements post-récoltes.
L'agriculture biologique sous-entend beaucoup plus qu'un concept de production avec une liste d'intrants acceptables et de matériaux proscrits : il s'agit en réalité d'un système de gestion, d'une démarche qui s'appuie sur un équilibre naturel à long terme des ressources d'une entreprise agricole. L'augmentation de la teneur en matière organique et l'amélioration de sa qualité sont des gages de fertilité et d'équilibre qui se refléteront dans l'état de santé général de l'entreprise. Le plan de production agricole devrait normalement tendre vers une diminution d'intrants agricoles, même ceux qui sont considérés comme étant acceptables en production biologique.
4.1.1 Tout exploitant en cultures végétales doit soumettre à l'organisme de certification son plan de production végétale.
4.1.2 Ce plan de production biologique doit comprendre les éléments suivants :
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| a. |
Un plan de ferme détaillé comprenant :
- La répartition de toutes les parcelles de la ferme les unes par rapport aux autres;
- Une numérotation logique des parcelles ainsi que leurs superficies (hectares);
- Les boisés, brise-vents, bâtiments et chemins de ferme; le nom des routes; les différents cours d'eau avec le sens de l'écoulement des eaux ainsi que la direction du nord géographique;
- L'emplacement de toutes les installations de production et d'entreposage.
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| b. |
Une description du plan de production et du plan de rotation;
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| c. |
Pour la production de végétaux, une description détaillée des sources ou des méthodes de production des plants, de l'origine des semences et des problèmes de production;
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| d. |
Une description des techniques culturales et de la machinerie utilisée; un profil des risques d'érosion et des mesures correctives envisagées;
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| e. |
Une description du programme de fertilisation de l'entreprise, comprenant le traitement des fumures, les quantités utilisées, les périodes d'application, leurs sources et origines et les techniques de compostage. Une description des autres techniques de production visant à augmenter la teneur en matière organique, telles que les engrais verts et la gestion des résidus de récoltes. Un plan de prévention du lessivage des purins et des fumiers et les mesures de protection environnementale;
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| f. |
Une description détaillée de tous les intrants agricoles (fertilisation et protection des cultures) permis par les normes, de leur provenance et de ce qui justifie leur utilisation;
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| g. |
Une description des plans d'eaux existants à l'intérieur des limites du site d'exploitation et des mesures de protection contre la pollution, y inclus les sources d'eau pour l'irrigation et un portrait de la qualité de ces eaux;
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| h. |
Une description des problèmes de protection des cultures et des stratégies de lutte antiparasitaire, ainsi qu'une mise en perspective de ces problèmes par rapport aux méthodes antérieures;
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| i. |
Une description des sources potentielles de contamination par des substances proscrites, les problèmes de voisinage, les bandes de retrait. Si le site de production agricole d'une entreprise n'est pas totalement exploité selon le mode de production biologique, une description du système de gestion qui préviendra toute contamination ou corruption de l'intégrité biologique;
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| j. |
Une description de la gestion administrative des stocks et des risques de mélange des stocks biologiques avec des produits non biologiques;
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| k. |
Pour les récoltes de plantes sauvages, un plan détaillé des aires de récolte, un historique des trois dernières années respectant le cahier des normes; une description des techniques de récolte utilisées et des mesures envisagées pour la protection des espèces.
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4.1.3 Pour les récoltes de végétaux et de champignons en milieu sauvage, le plan de production biologique doit comprendre :
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| a. |
Un plan détaillé des aires de récolte;
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| b. |
La localisation des zones voisines à forts risques de contamination;
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| c. |
L’historique de conformité aux présentes normes depuis les trois dernières
années;
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| d. |
Une description des techniques de récolte utilisées;
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| e. |
Une description des mesures envisagées pour la préservation des espèces qui résident ou séjournent dans la zone de cueillette;
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| f. |
Une description des mesures envisagées pour la préservation des espèces
qui résident ou séjournent dans la zone de cueillette;
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| g. |
Une énumération des mesures mises en place pour assurer la conformité
des produits récoltés; celles-ci comprennent notamment :
- le contrat type à signer avec les sous-traitants des opérations de
récolte, qui inclut le nom et les coordonnées du responsable, la
description de l’opération réalisée, la durée du contrat et
l’engagement, à être signé par les parties concernées, à respecter les
présentes normes;
- le registre permettant de consigner les noms des cueilleurs et les
quantités récoltées par chacun d’eux;
- les instructions de cueillette à être diffusées;
- un plan de visite étalé sur une période maximale de cinq (5) ans, au
cours de laquelle le requérant parcourra l’ensemble des zones de
cueillettes incluses dans son plan de production.
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4.2 Plan de production animale biologique
Les entreprises ayant un cheptel animal intégré à leur exploitation doivent décrire leurs pratiques à l'intérieur d'un plan de production animale biologique.
4.2.1 Ce plan doit fournir les éléments suivants :
| a. |
Une description détaillée des lieux de provenance du bétail;
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| b. |
Une description des méthodes de production;
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| c. |
c) Une description des plans de gestion du bétail relativement à l'alimentation, aux soins de santé, à la reproduction et aux problèmes de production connexes conformément à la présente norme.
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4.2.2 Les animaux doivent être identifiés individuellement ou, dans le cas des petits mammifères ou de la volaille, par troupeau ou par bande, ou encore, dans le cas des abeilles, par ruche. Une comptabilité écrite ou documentaire doit être tenue pour permettre de suivre le cheminement des animaux d'élevage et des colonies d'abeilles à l'intérieur du système de production et assurer ainsi une traçabilité adéquate pour les besoins de la vérification.
4.2.3 Le plan doit comprendre les éléments prévus suivants :
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| a. |
L'ascendance ou l'origine des animaux;
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| b. |
Les sources d'acquisition de tout animal;
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| c. |
Le plan sanitaire qui sera mis en œuvre pour prévenir et limiter les maladies, les blessures et les problèmes de reproduction;
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| d. |
Tous les traitements et médicaments administrés, quelles que soient les raisons, y compris les périodes de quarantaine et l'identification des animaux ou des colonies d'animaux traités;
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| e. |
Une liste des aliments distribués aux animaux et leur source;
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| f. |
Les déplacements des animaux, notamment :
- des animaux d'élevage à l'intérieur d'un site de production;
- des ruches et des abeilles à l'intérieur des zones de butinage désignées (indiquées sur les cartes).
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| g. |
La vente des animaux;
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| h. |
Le transport des animaux hors de l'unité;
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| i. |
L'abattage comprenant la description de la régie pré-abattage, incluant les méthodes de manutention du bétail pratiquées à l'abattoir afin de réduire au minimum le niveau de stress du bétail, l'approvisionnement en eau potable et en nourriture, s'il y est retenu plus de 24 heures.
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| j. |
La description relative à l'extraction, à la transformation et à l'entreposage de tous les produits obtenus des animaux;
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4.2.4 Le plan doit mentionner tous les fournisseurs de services tels que le transport d'animaux, l'abattage, etc. et démontrer comment l'activité de chacun d'eux permet de maintenir l'intégrité des produits animaux.
4.2.5 L'exploitant doit prévoir la tenue de registres détaillés et à jour concernant les éléments susmentionnés.

4.3 Plan de préparation biologique
Dans le cas des entreprises qui préparent des produits biologiques, le plan doit comprendre les éléments suivants :
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| a. |
Une description de toutes les activités sous la responsabilité de l'entreprise y compris, sans s'y limiter, la transformation, l'emballage, l'étiquetage, l'entreposage et la distribution des produits à contenu biologique, en incluant leur transport;
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| b. |
Une description des procédures et instructions en rapport avec ces activités ainsi que des mesures de contrôle utilisées d'une étape à l'autre pour maintenir l'intégrité biologique;
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| c. |
Une liste de toutes les substances et de tous les ingrédients utilisés dans le processus de transformation et de manutention des produits biologiques et non biologiques, y compris les ingrédients utilisés pour la salaison et le fumage;
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| d. |
Une description du flux des produits illustrant le cheminement général des produits biologiques lors de leur transformation et de la manutention, y compris l'identification de l'équipement et des infrastructures utilisés;
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| e. |
Une description du système de gestion des risques de contact physique entre les produits biologiques et non biologiques, notamment lors de leur transport et de leur entreposage, en particulier en ce qui a trait aux contenants et aux emballages utilisés;
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| f. |
Une description des procédures visant à prévenir toute contamination par des substances interdites par les présentes normes, qu'il s'agisse d'auxiliaires de fabrication, d'enzymes, de produits de lutte antiparasitaire, de produits de nettoyage, et autres substances chimiques;
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| g. |
Une description des problèmes parasitaires rencontrés et des techniques de lutte chimiques et non chimiques antiparasitaire utilisées;
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| h. |
Une description des procédures visant à prévenir tout traitement du produit par des procédés interdits tels que la fumigation, l'irradiation, etc.;
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| i. |
Une justification du recours à un ingrédient agricole non biologique, ainsi qu'une description écrite des efforts déployés pour trouver un substitut de source biologique à l'ingrédient agricole non biologique utilisé et des progrès réalisés au cours des années précédentes dans le but d'éliminer cet ingrédient non biologique;
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| j. |
Une description de l'utilisation de l'eau lors du processus de préparation ainsi qu'un résultat d'analyse de la qualité de l'eau effectuée par un laboratoire reconnu;
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| k. |
Une description du système interne de tenue de dossiers et de registres concernant les produits faisant l'objet de la demande de certification;
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| l. |
Une description écrite des efforts déployés pour réduire le volume des déchets solides ou liquides et des émissions atmosphériques produits durant la manutention et la transformation, et des efforts consacrés au recyclage tels que l'utilisation de matériaux recyclés et la réduction des emballages;
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| m. |
Une description écrite des mesures de formation du personnel intervenant dans la préparation des produits.
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4.4 Tenue de registres et de dossiers
4.4.1 Les entreprises qui présentent une demande de certification de leurs produits, de même que celles qui ont obtenu cette certification, doivent tenir des dossiers et des registres. Elles doivent mettre ces documents à la disposition de l'organisme de certification. Les entreprises intervenant dans la production doivent maintenir à jour des dossiers sur les substances utilisées de même que des registres des opérations. Dans le cas des entreprises qui effectuent des opérations relatives à la préparation des produits, les dossiers doivent comprendre une liste de tous les exploitants connus qui vendent, transportent ou entreposent les produits, de la réception jusqu'à l'emballage. Les dossiers doivent comprendre tous les renseignements permettant de démontrer la conformité à la présente norme en respectant les exigences minimales suivantes :
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| a. |
Permettre de retracer tous les ingrédients d'un produit, à partir de la matière brute jusqu'au produit fini;
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| b. |
Contenir toutes les informations relatives aux opérations de transformation et de manutention auxquelles le produit a été soumis avant d'être finalement emballé;
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| c. |
Être compréhensibles;
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| d. |
Être à la disposition des inspecteurs pour vérification en tout temps;
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| e. |
Être conservés pour une période minimale de cinq (5) ans.
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4.4.2 Pour chaque entreprise qui présente une demande de certification ou encore qui détient un certificat de conformité biologique, la comptabilité générale concernant les produits à contenu biologique doit permettre de suivre toutes les étapes de la transformation, de la production agricole au commerce de détail, en passant par le transport, l'entreposage, le stockage, la transformation proprement dite et enfin les opérations d'emballage et d'étiquetage.
4.4.3 Les dossiers afférents aux produits à certifier doivent, au minimum, contenir les pièces documentaires suivantes :
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| a. |
Une copie de l'attestation de certification, un certificat* valide ou un document officiel de même valeur légale, qui prouve que chaque produit biologique acquis est dûment certifié;
* Une attestation de certification ou un certificat est généralement valable un an, à partir de sa date d’entrée en vigueur. La date de délivrance doit toujours figurer sur le document. Au cas où un certificat aurait une date de validité prolongée, par exemple de quatre ans, il est conseillé de demander au certificateur un certificat de transaction du lot qui fait l’objet de la transaction commerciale ou de s’assurer que la période entre la date de la plus récente inspection (apparaissant sur le certificat) et celle de la date d’achat du produit est inférieure à un an.
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| b. |
Les documents commerciaux tels que bons de commande, bons de livraison et factures relatives aux produits biologiques réceptionnés qui précisent la nature, les quantités et l'origine de chaque lot.
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| c. |
Dans le cas de produits non emballés, le bon de livraison du transporteur ainsi que les détails des modalités de transport et, si applicable, les modalités de stockage lors de leurs différents déplacements (ex. : d'un entrepôt à un autre);
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| d. |
Les factures et documents de livraison concernant tous les lots de produits à contenu biologique qui ont été vendus et expédiés. Chacun de ces documents, doit faire état du nom et de la marque du produit, de la quantité, le numéro du lot, du nom du fournisseur, du nom de l'acheteur ainsi que du nom de l'organisme de certification qui a certifié la plus récente opération dont est issu le produit certifié;
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| e. |
Les résultats de vente, consignés de façon continue et régulière selon des périodes comptables fixes;
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| f. |
Les contrôles d'inventaire récurrents ou les diagrammes de flux des marchandises;
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| g. |
Le programme de contrôle de l'hygiène des installations, accompagné de la liste des produits utilisés;
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| h. |
Lors d'une fumigation rendue obligatoire, les détails sur l'opération incluant la date, la nature du produit utilisé et l'adresse du service de contrôle qui a effectué l'opération (voir conditions relatives à la fumigation);
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| i. |
Le registre de contrôle des ravageurs (si applicable);
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| j. |
Le registre des plaintes.
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* Une attestation de certification ou un certificat est généralement valable un an, à partir de sa date d'entrée en vigueur. La date de délivrance doit toujours figurer sur le document.
Au cas où un certificat aurait une date de validité prolongée, par exemple de quatre ans, il est conseillé de demander au certificateur un certificat de transaction du lot qui fait l'objet de la transaction commerciale ou de s'assurer que la période entre la date de la plus récente inspection (apparaissant sur le certificat) et celle de la date d'achat du produit est inférieure à un an.

4.5 Tests analytiques
Les analyses de sol ou foliaires ne sont pas requises de façon systématique, mais elles sont fortement recommandées. Cependant, elles sont obligatoires dans les cas où le producteur doit fournir des preuves d'une déficience nutritionnelle pour justifier l'utilisation de certains produits utilisables sous certaines restrictions, ou lorsque le maintien de la fertilité des sols est mis en doute.
4.6 Généralités
4.6.1 L'application des méthodes biologiques ne doit en aucun cas contrevenir aux lois. Il est de la responsabilité des exploitants de s'assurer de posséder les permis nécessaires pour leur type d'activité.
4.6.2 S'il y a lieu, un numéro de lot doit être donné à chaque produit ou à chaque lot de produits afin de les identifier et de pouvoir les retracer facilement.
4.6.3 L'utilisateur doit obtenir l'approbation du certificateur avant d'utiliser tout intrant non inclus dans les présentes normes.
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